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Retour sur les assises alimentaires du Grand Est

C’est le 30 octobre que la Région Grand Est et la Chambre Régionale de l’Agriculture ont fait une restitution des Assises régionales pour le développement des filières et des marchés alimentaires dans la région Grand Est. Les 4 assises relatives aux filières agricoles et les 3 assises des circuits commerciaux (vente directe, restauration hors domicile, grande et moyenne surfaces) ont réuni 800 personnes et ont mis en évidence à chacune d’entre elles, le besoin d’échanges pour mieux se connaitre et coopérer.

A retenir notamment dans les constats, une offre agricole insuffisante, à mettre en parallèle d’une rémunération non attractive notamment en RHD. Le défaut de structuration de la production, mais surtout de la logistique revient à chacune des assises. Alors que certaines filières sont économiquement fragiles, il est incontestable qu’il y a un vrai mouvement de fond, avec une demande croissante en produits locaux et encore plus en produits bio-locaux. Cependant la dynamique est encore trop fragmentée, avec une difficulté à se mettre en relation entre acteurs, producteurs et consommateurs.

La région et la chambre d’agriculture ont présenté ce que pourraient être leur politique d’intervention, en 5 axes :

  1. Développer l’offre : la production mais aussi la transformation. L’outil reste les contrats de filière, mais aussi, pourquoi pas, la mise en place de fonds de garantie, des prêts à taux zéro pour faciliter l’accès au foncier, le soutien à l’investissement en légumeries en RHD ou en ateliers de transformation collectifs ou en outils de vente directe, qu’ils soient immobiliers, roulants ou immatériels en privilégiant les projets collectifs, et enfin l'incitation des agriculteurs à s’impliquer dans des PAT (projets alimentaires territoriaux)
  2. Développer la demande par la promotion des produits par les labels et mentions qualités. Une mutualisation des organismes de défense et de gestion permettrait de capter les fonds européens. Pour rendre lisible l’offre locale, il est envisagé une application smartphone, avec un distinguo selon les labels et mentions qualité.
  3. Développer les marchés par un dialogue partenarial. Il est envisagé d’organiser des salons professionnels, tels ceux existants, en les généralisant.
  4. Développer la connaissance par de la formation et le soutien à l’expertise. Il s’agira de développer auprès des agriculteurs les compétences de marketing, communication, nouveaux médias, marchandising… et de sensibiliser les acheteurs et cuisiniers à la saisonnalité des produits, les contraintes de la production locale, l’utilisation de produits oubliés…
  5. Structurer et organiser l’offre en améliorant la logistique, qui est très peu organisée pour la commercialisation de produits locaux et souvent sous-estimée. Il s’agit de s’appuyer sur les acteurs existants, grossistes ou transporteurs spécialisés, ou pour les zones blanches, d’accompagner la création de centres de groupages.

Pour aller plus loin :